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« La maison
Philibert est en province, un ancien couvent & un nouveau pensionnat.
Les jeunes personnes y écossent des petits pois sur des bancs de jardins avec
des gloussements de poules couveuses.
Toute la tendresse de la nature les
entoure ; elles sont au vert dans un coin de petite ville silencieuse & elles
représentent, parmi les sots, les médisants & les pimbêches, ce que la nature
a encore de meilleur pour l'homme.
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Elles ne sont ni trop belles ni trop cruelles & elles ont des philosophies qui viennent de loin, d'un peu plus loin que leur premier amant. |
À suivre leurs ébats d'un œil point prévenu,
on finit par s'attendrir, car ce sont des femmes comme les autres, moins
compliquées que les autres, possédant, à défaut d'odeur de vertu, certains
sachets remplis d'espérance qui leur valent bien le plus collet monté des
costumes de bourgeoises.

Juliette, Rébecca, Myrille, types retroussés avec
un soin exquis par l'auteur, sont des bonnes sœurs de charité prêtes à tous
les dévouements ; elles bordent les poivrots dans leur lit, déniaisent les
jeunes paysans en quête de savants soupirs & apprennent la littérature
de Willy pour en bercer les nouvelles aspirations poétiques des receveurs
des contributions célibataires.
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Ça ne tourne mal qu'à partir du moment où le patron Philibert cherche des éléments de corruption genre parisien. Oh ! alors, Jean Lorrain se déchaîne ! Toute la tourbe du grand monde va épaissir le pur cloaque. [...] |
On voit rappliquer [...] les belles Madames de tous les cinq à sept un peu courus, les hétaïres de lettres, mâles & femelles, le gratin des antichambres gouvernementales & le dessus de la corbeille des agents de change... »
Compte rendu de La Maison Philibert par Rachilde,
publié dans Le Mercure de France,
n° 177, septembre 1904 (extrait).


Cette édition n'aurait pu voir le jour sans l'indispensable concours de Mme Noëlle Benhamou ; qu'elle en soit ici très chaleureusement remerciée.
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Quelques études critiques sur La Maison Philibert
Benhamou (Noëlle),
« Morale en action de Paul Alexis : entre La Maison Tellier & La Maison Philibert », dans Relecture des « petits » naturalistes,
actes du colloque international des 9-10-11 décembre 1999 à l'Université
Paris X-Nanterre, Colette Becker et Anne-Simone Dufief (dir.), RITM, hors-série, 2000, pp. 85-101
Benhamou (Noëlle),
« La Prostituée & le livre : fonctions du livre dans
quelques romans de filles (1875-1905) », TEXTE, revue de critique et de
théorie littéraire (Ontario, Canada), Le Livre, numéros 31-32, 2002, pp. 167-182.
[Sur La Fille Élisa de Goncourt, Nana de Zola, Yvette de Maupassant,
Sapho de Daudet & La Maison Philibert de Lorrain]
Grivel (Charles) (dir.),
Jean Lorrain : vices en écriture, numéro spécial de
la Revue des sciences humaines, n° 230, 2, avril-juin 1993, 216 p.
[Douze contributions de spécialistes de Lorrain & de la littérature fin de
siècle. Plusieurs d'entre elles évoquent La Maison Philibert, notamment C. Grivel « Lorrain, l'air du faux », pp. 67-92 & Michel Delon, « Un type
épatant pour les saloperies », pp. 163-170.]
Rodange (Thierry),
« D'une maison à l'autre... », À Rebours, n° 51,
automne 1990, pp. 57-63.
Sipala (Carminella),
Mutazioni di fine secolo : i romanzi di Jean Lorrain,
Catania, Cooperativa universitaria editrice Catanese di Magistrero, 1998,
261 p.
Ziegler (Robert),
« Soliciting Readers for Jean Lorrain's La Maison Philibert », Nineteenth-Century French Studies, XX, numéros 1-2, 1993-1994,
pp. 220-231
Site internet
Créé par Christine Serin,
de la Société des amis de Jean Lorrain :
www.jeanlorrain.net
D'autres romans de filles sur leboucher.com
La Fille Élisa,
Edmond de Goncourt
Marthe, histoire d'une fille,
Joris-Karl Huysmans
La Maison Tellier, L'Ami Patience, Le Port,
Guy de Maupassant
Du même auteur
Monsieur de Phocas

Nombre de signes 570 000
Folio 313 pages
Temps d'impression
NC
Taille du fichier PDF
2,2 Mo
ISBN - Prix
978-2-84824-075-6
Gratuit
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